En 1929, les banquiers ruinés se jetaient par la fenêtre.
En 2008 ... ils ont un parachute...
samedi 20 septembre 2008
mercredi 23 juillet 2008
A VENDRE - A ACHETER
Miracle, ô miracle, le 22 juin 2008, à Cergy le Haut, près de la gare RER j’ai lu le panneau suivant : BIEN à ACHETER. Un agent immobilier a eu l’idée de faire parler ces panneaux. Depuis 40 ans c’est toujours marqué « à vendre 2 pièces tél » optionnels le nombre de pièces et le numéro de téléphone, à tel point qu’on est prêts à accepter un AV ou même simplement F2 et un nombre impressionnant d’abréviations : PdT , RDC, 2P, kitch, cuisine US, be ou beg, à raffr, voire traduire de nous-mêmes : charmant, coquet, fonctionnel = petit; insolite, original, ravissant = ça ne va pas plaire à tout le monde ; idéal pied à terre= garçonnière pour célibataires, inutilisable en famille. Le langage texto comparé à ce qu’on accepte des agents immobiliers, c’est de la littérature. Et là : révolution « à acheter 2 pièces », tiens donc, on s’intéresse à l’acquéreur.
Alors, je furète dans ma tête une explication. Génie du marketing ? Non, à vrai dire , l’agent est payé par le vendeur, il est donc bien chargé de vendre le bien. Il dispose d’un mandat de vente. Et puis, en période de hausse des prix, l’acheteur est facile à trouver, il y a un jeu de moutons. Les prix montent, il faut acheter, car on achète moins cher que plus tard. Time is money. Aussi, les vendeurs sont très tentés de vendre en direct. Comme le commerçant, ils achalandent, leur produit est à vendre, en période de hausse.
Il pourrait donc s’agir d’une adaptation au marché : le vendeur va chercher l’acheteur. Le panneau est issu d’un réseau. Dans ce réseau, il y a un mec ou plusieurs, qui a ou qui ont décidé de s’adapter au marché : on n’arrive plus à vendre, adressons nous aux quelques acheteurs qui restent en leur manifestant un intérêt direct. Aussi, le discours des responsables de l’immobilier, aimablement relayé par les journalistes économiques, qui dit « continuez à acheter en ce moment » (Bernard Cadeau, Pdt d’ORPI le 20 juin sur France-Info) fondé sur l’idée qu’on est sur un plateau et que les prix vont tout de suite remonter me semble gentiment balayé par ce panneau. J’ai l’impression que, comme au moment de l’effondrement de la bulle internet, du krach des subprimes, un jeu à chaque fois s’établit qui fait que sur l’instant, on est prêts à croire que le nuage de Tchernobyl s’est arrêté avant l’Alsace.
Merci à l'agent immobilier qui a eu l'idée de s'intéresser à celui qui va sortir son chèque pour un important investissement familial. Merci àvous d'avoir accepté de penser autrement et ce faisant d'avoir été transparent.
Je ne suis pas Madame Irma et je ne sais pas quelle sera la situation demain. Mais qu’on évite sur une radio crédible de laisser dire sans contradicteur que la situation ne peut se dégrader gravement. On n’en sait rien et on n’a pas à inciter les gens à s’endetter. Saluons plutôt celui ou ceux qui utilisent les moments difficiles pour se remettre en cause et faire avancer les autres.
A propos de Madame Irma, elle vient de faire ses débuts sous le nouveau gouvernement. Ouï dires et rumeurs, une célèbre astrologue aurait été maitresse d’un ou plusieurs hommes politiques dans les années 80. Un reportage, il y a quelques années disait explicitement que le général de Gaulle, lorsqu’il était président de la République consultait parfois un astrologue … militaire. Aujourd’hui, on ne consulte plus, on ne couche plus, on incarne. Je suis tombé sur l’article suivant (AFP, repris par le JDD et Yahoo News le 28/06/08 à 19h17) Hervé Novelli secrétaire d’état chargé du commerce et de l’artisanat des PME « prédit (sic) une saison touristique en France relativement bonne ». On devrait lui demander s’il prédit une remontée rapide de l’immobilier ?
Alors, je furète dans ma tête une explication. Génie du marketing ? Non, à vrai dire , l’agent est payé par le vendeur, il est donc bien chargé de vendre le bien. Il dispose d’un mandat de vente. Et puis, en période de hausse des prix, l’acheteur est facile à trouver, il y a un jeu de moutons. Les prix montent, il faut acheter, car on achète moins cher que plus tard. Time is money. Aussi, les vendeurs sont très tentés de vendre en direct. Comme le commerçant, ils achalandent, leur produit est à vendre, en période de hausse.
Il pourrait donc s’agir d’une adaptation au marché : le vendeur va chercher l’acheteur. Le panneau est issu d’un réseau. Dans ce réseau, il y a un mec ou plusieurs, qui a ou qui ont décidé de s’adapter au marché : on n’arrive plus à vendre, adressons nous aux quelques acheteurs qui restent en leur manifestant un intérêt direct. Aussi, le discours des responsables de l’immobilier, aimablement relayé par les journalistes économiques, qui dit « continuez à acheter en ce moment » (Bernard Cadeau, Pdt d’ORPI le 20 juin sur France-Info) fondé sur l’idée qu’on est sur un plateau et que les prix vont tout de suite remonter me semble gentiment balayé par ce panneau. J’ai l’impression que, comme au moment de l’effondrement de la bulle internet, du krach des subprimes, un jeu à chaque fois s’établit qui fait que sur l’instant, on est prêts à croire que le nuage de Tchernobyl s’est arrêté avant l’Alsace.
Merci à l'agent immobilier qui a eu l'idée de s'intéresser à celui qui va sortir son chèque pour un important investissement familial. Merci àvous d'avoir accepté de penser autrement et ce faisant d'avoir été transparent.
Je ne suis pas Madame Irma et je ne sais pas quelle sera la situation demain. Mais qu’on évite sur une radio crédible de laisser dire sans contradicteur que la situation ne peut se dégrader gravement. On n’en sait rien et on n’a pas à inciter les gens à s’endetter. Saluons plutôt celui ou ceux qui utilisent les moments difficiles pour se remettre en cause et faire avancer les autres.
A propos de Madame Irma, elle vient de faire ses débuts sous le nouveau gouvernement. Ouï dires et rumeurs, une célèbre astrologue aurait été maitresse d’un ou plusieurs hommes politiques dans les années 80. Un reportage, il y a quelques années disait explicitement que le général de Gaulle, lorsqu’il était président de la République consultait parfois un astrologue … militaire. Aujourd’hui, on ne consulte plus, on ne couche plus, on incarne. Je suis tombé sur l’article suivant (AFP, repris par le JDD et Yahoo News le 28/06/08 à 19h17) Hervé Novelli secrétaire d’état chargé du commerce et de l’artisanat des PME « prédit (sic) une saison touristique en France relativement bonne ». On devrait lui demander s’il prédit une remontée rapide de l’immobilier ?
vendredi 18 juillet 2008
COACHS, DE GRACE DETRUISEZ VOS NOTES
Une jeune consoeur, en cours de formation, m’appelle cette semaine. Elle a tendance à me faire partager ses états, en effet, je l’ai initiée à mon beau métier.
Je me souviens avoir entendu Maurice Genevoix chez Pivot expliquer avec véhémence qu’il déteste les mots en « ique ». Et pleuvent de ma jeune consoeur en formation les problématique, les psychologique, les éthique, les hystérique, les triangle dramatique* (une fois),…., les triangle dramatique (deux fois),…, tu sais, je me suis victimisée dans ce triangle dramatique. Et trois fois bien sûr, le triangle.
O écoles de formation, comme vous élevez nos esprits !
*Petite explication : le triangle dramatique ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Triangle_dramatique in wikipedia où c’est bien dit, mais fort mal orthographié ) propose une schématisation de la relation à trois où on jouerait alternativement le rôle de persécuteur, de victime ou de sauveur. Ma grand-mère qui n’était pas docteur en psychologie avait tendance à dire « quand on est trois, y’en a toujours un qu’est de la baise ». Pour les mauvais esprits, elle évoquait l’idée qu’il faut voyager par nombre pair, c’est plus aisé.
Ma jeune consoeur qui se retrouvait de la baise, puisque « bouc-émissairisée » dans un triangle qui n’avait plus rien à envier à son collègue des Bermudes, commença soudain à évoquer les détails et participants au dit triangle. Je l’arrête en souriant « tu ne vas tout de même pas me raconter ton cas ». Elle sourit et reprend son histoire. Je l’arrête de nouveau
- attention, tu ne respectes pas le secret professionnel** !
- tu plaisantes, pas avec toi, tu es coach
- et alors ?
- ben … tu es aussi au secret professionnel
- oui, ça veut dire quoi ?
- ben … que tu ne peux pas répéter
- tu le fais bien !
- oui, mais on est entre nous !
- et alors ?
- toi, je te connais, j’ai confiance
- et alors ?
- je ne peux pas te parler de ça ?
- tu as un superviseur, il est là pour ça
- le coach, le coaché et le superviseur personne d’autre ?
- non, tu vois, ça en fait trois, mais ça n’a rien de dramatique
De grâce, écoles qui élevez l’esprit, consacrez à vos élèves la demi journée nécessaire à appréhender la déontologie de notre métier de façon très pratique. Et n’oubliez pas de développer la notion de secret professionnel dans le détail*** toute notre crédibilité en dépend.
**Petite explication : secret professionnel. Dans le métier, toutes les chartes, toutes les déontologies l’évoquent, voire l’invoquent. Et dur comme fer, il ne sera pas violé par nous. Seulement voilà, on n’est ni notaires, ni avocats, ni journalistes et très peu d’entre nous sont médecins. Et si un policier ou un juge exige de voir nos dossiers, nous pourrons toujours taper sur le mur avec nos petits poings et jurer qu’on ne nous y reprendra pas, nous ne pourrons pas nous opposer à une fouille. Aussi, en ce qui me concerne, je détruis mes notes d’une séance à l’autre, en effet ...
***Je ne suis pas plus malin que les autres. J’ai une formation juridique et j’ai coaché un notaire qui m’a « ouvert les yeux » :
- Ah oui, vous êtes au secret professionnel, mais savez-vous vraiment ce que c’est ? Non décidément, ça me fend le cœur mais détruisez vos notes !
Je me souviens avoir entendu Maurice Genevoix chez Pivot expliquer avec véhémence qu’il déteste les mots en « ique ». Et pleuvent de ma jeune consoeur en formation les problématique, les psychologique, les éthique, les hystérique, les triangle dramatique* (une fois),…., les triangle dramatique (deux fois),…, tu sais, je me suis victimisée dans ce triangle dramatique. Et trois fois bien sûr, le triangle.
O écoles de formation, comme vous élevez nos esprits !
*Petite explication : le triangle dramatique ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Triangle_dramatique in wikipedia où c’est bien dit, mais fort mal orthographié ) propose une schématisation de la relation à trois où on jouerait alternativement le rôle de persécuteur, de victime ou de sauveur. Ma grand-mère qui n’était pas docteur en psychologie avait tendance à dire « quand on est trois, y’en a toujours un qu’est de la baise ». Pour les mauvais esprits, elle évoquait l’idée qu’il faut voyager par nombre pair, c’est plus aisé.
Ma jeune consoeur qui se retrouvait de la baise, puisque « bouc-émissairisée » dans un triangle qui n’avait plus rien à envier à son collègue des Bermudes, commença soudain à évoquer les détails et participants au dit triangle. Je l’arrête en souriant « tu ne vas tout de même pas me raconter ton cas ». Elle sourit et reprend son histoire. Je l’arrête de nouveau
- attention, tu ne respectes pas le secret professionnel** !
- tu plaisantes, pas avec toi, tu es coach
- et alors ?
- ben … tu es aussi au secret professionnel
- oui, ça veut dire quoi ?
- ben … que tu ne peux pas répéter
- tu le fais bien !
- oui, mais on est entre nous !
- et alors ?
- toi, je te connais, j’ai confiance
- et alors ?
- je ne peux pas te parler de ça ?
- tu as un superviseur, il est là pour ça
- le coach, le coaché et le superviseur personne d’autre ?
- non, tu vois, ça en fait trois, mais ça n’a rien de dramatique
De grâce, écoles qui élevez l’esprit, consacrez à vos élèves la demi journée nécessaire à appréhender la déontologie de notre métier de façon très pratique. Et n’oubliez pas de développer la notion de secret professionnel dans le détail*** toute notre crédibilité en dépend.
**Petite explication : secret professionnel. Dans le métier, toutes les chartes, toutes les déontologies l’évoquent, voire l’invoquent. Et dur comme fer, il ne sera pas violé par nous. Seulement voilà, on n’est ni notaires, ni avocats, ni journalistes et très peu d’entre nous sont médecins. Et si un policier ou un juge exige de voir nos dossiers, nous pourrons toujours taper sur le mur avec nos petits poings et jurer qu’on ne nous y reprendra pas, nous ne pourrons pas nous opposer à une fouille. Aussi, en ce qui me concerne, je détruis mes notes d’une séance à l’autre, en effet ...
***Je ne suis pas plus malin que les autres. J’ai une formation juridique et j’ai coaché un notaire qui m’a « ouvert les yeux » :
- Ah oui, vous êtes au secret professionnel, mais savez-vous vraiment ce que c’est ? Non décidément, ça me fend le cœur mais détruisez vos notes !
jeudi 17 juillet 2008
1ERS COMMENTAIRES A CHAUD SUR UNE PEINTURE EN TROMPE L’OEIL
Hier au soir, j’entre chez mon ami Henri. Les peintures sont refaites à neuf. Je me souviens maintenant qu’il me l’avait dit, mais je ne l’avais pas retenu. Je suis surpris, impressionné même par la sensation d’agrandissement qu’un judicieux choix de couleurs a permis.
- Ton salon fait réellement plus grand, c’est réussi
- Tu trouves ?
- Oui bien sûr
- Je te demande ça parce que Fabienne et Clémentine ont toutes les deux trouvé que, certes c’était bien, mais que c’était plutôt mal fini
- Ton salon fait réellement plus grand, c’est réussi
- Tu trouves ?
- Oui bien sûr
- Je te demande ça parce que Fabienne et Clémentine ont toutes les deux trouvé que, certes c’était bien, mais que c’était plutôt mal fini
Je scrute alors et m’aperçois que sur les arêtes effectivement, ça n’est pas parfait, mais cela suppose de bien regarder. Fabienne et Clémentine ont le souci du détail, mais pas au point de se masquer l’essentiel. Je ne comprends pas leur réaction, mais j’évite pour l’instant d’élaborer la moindre hypothèse, je préfère leur en parler.
Puis Henri de me raconter le difficile avancement des travaux, les ouvriers qui abimaient tout, le chantier invivable pendant une semaine. Il était allé se réfugier chez Clémentine. J’imagine les deux ou trois soirées de plaintes incessantes auprès de Fabienne et Clémentine et tout d’un coup, ça me parait évident : lorsqu’elles allèrent visiter le résultat, elles cherchèrent des traces des récits d’Henri et les trouvèrent rapidement. Henri avait raison, ces ouvriers étaient malpropres. Il y avait des bavures et les arêtes étaient irrégulières. Elles avaient été « conditionnées » par la lassitude d’Henri et lui donnaient raison. Oui, l’ensemble est bien, mais à quel prix ?
Henri s’était senti trahi par celles là mêmes qui l’accompagnaient. J’étais venu sans le moindre a priori et sans même me souvenir que des travaux s’étaient déroulés. J’ai été réellement et positivement surpris. J’ai rassuré Henri, pourtant, dans toute cette affaire, j’étais moins proche de lui que nos copines.
Au fait, en peinture, que veut dire précisément le mot trompe l’œil ?
mercredi 12 décembre 2007
5 Décembre 1957 - 5 décembre 2007
Le 5 décembre 2007, j’ai eu 50 ans. ..
Ipso facto, j’appartiens à la classification dite des quinquas.Depuis 5 ans déjà, je ne peux plus passer de concours administratif, aujourd’hui la publicité sur TF1 ne me concerne plus, si je n’avais pas de travail mieux vaudrait m’abstenir de rechercher pour éviter les frustrations, je ne peux plus briller que dans quelques sports, le déclin physique se précipite etc, etc…Je suis allé à la FNAC voir la littérature sur le sujet. 2 livres (il y en a peut-être plus, mais c’est ce que m’a indiqué le vendeur). L’un, préfacé par Jacques Attali constate le sort indû réservé à ces déchus de la société et égrène les cas de mise au placard, de descente sociale allant jusqu’à la clochardisation qui guette les malheureux qui ont réussi à atteindre cet âge. Le second nettement plus optimiste annonce que les années pré-retraite s’achèvent et que bientôt, on va retravailler au-delà de 55 ans. Ce qui suppose, reconnaît l’auteur, que poussées par la nécessité du recul de l’âge de la retraite, les entreprises cessent de considérer que la cinquantaine est l’ultime tournant de la rentabilité et trouvent des postes motivants pour ces potentiels ex-futur-recalés du monde des actifs. On pourra peut-être même ultérieurement évoquer les rappelés ?
Certes j’arrive à l’âge où l’anniversaire ne célèbre plus seulement le nombre d’années depuis notre naissance, mais aussi – et les regards ou sourires des plus jeunes sont à ce sujet éloquents – cette frontière où on se met à considérer le nombre d’années qu’il nous reste à vivre. Oh, on ne compte pas. On sait seulement que vers 40 ans, on passait dans l’autre moitié, mais, bien que très symbolique, ça restait vague. A 50, on a bien avancé. Ce n’est pas une raison pour se calfeutrer et attendre la fin.J’ai vraiment ressenti il y a 30 ans la phrase de Nizan : « je ne laisserai personne dire que vingt ans est le plus bel âge … ». J’ai maintenant 50 ans donc et me sens différent de ce qu’on m’annonce. Mon naturel est plutôt optimiste, je le reconnais. Mais objectivement, je ne me suis jamais aussi bien senti physiquement, moralement et émotionnellement dans ma peau.
A 50 ans, on a cet avantage de non seulement savoir ce que l’on ne veut pas, mais aussi, d’avoir bien avancé dans la réflexion du « ce que l’on veut » ou du « ce qui est bon pour nous ». Et puis, on n’a plus rien à prouver, on peut plus librement se louper et donc prendre des risques.
C’est l’âge où Marie, ex Présidente pour l’Europe d’un organisme de crédit américain débarquée vers l’âge fatidique, me confiait : « tu sais – Marie a rapidement rejoint un autre organisme financier – je ne cessais de répéter et passais pour une vieille râleuse, que l’immobilier est cyclique et ne peut être haussier en permanence. Depuis la crise du mois d’août, tout le monde revient prendre mon avis, mes cheveux teints rassurent »
Aussi, je me sens totalement décalé avec la sinistrose ambiante autour de la quinquagénie qui mêlerait une forme de déchéance sociale par le travail à une énième crise familiale liée cette fois au départ des enfants - et à un énième démon de midi. Ainsi à 40 ans on serait dans la force de l’âge. Les jeunes retraités de 60 ans seraient sémillants. Mais entre les deux, on aurait droit à la pitié ou à l’opprobre générale. Ca peut intéresser les sociologues, pas les intéressés. Le vrai problème qui se pose à nous actuellement, c’est l’emploi.
Une alternative :
On travaille pour une des rares entreprises où les ressources humaines, conscientes de l’enjeu, des évolutions législatives et de l’inversion de la pyramide des âges anticipent en créant des liens intergénérationnels solides permettant à chacun de trouver sa place. Ces entreprises sont peut-être encore minoritaires, mais la réelle nécessité de travailler plus âgé va généraliser la démarche.
Pendant le temps d’adaptation, un certain nombre connaîtra des difficultés. On peut prendre les devants. J’ai personnellement opté pour cette solution il y a quatre ans et je ne le regrette pas. Par mon métier, je rencontre pas mal de « quinquas » qui créent leur entreprise ou deviennent consultants et cherchent à se faire épauler dans les domaines que leur propre expertise ne couvre pas (le commercial en général). La plupart arrivent au même constat : à condition d’avoir un toit et six mois à un an de trésorerie (ça rassure et permet de rester indépendant) « …je vis aujourd’hui une vie où les seules contraintes que je rencontre sont celles que j’accepte ou m’impose moi-même. Je choisis ». Ca ne s’improvise pas, pour bien le vivre, mais une fois le pas franchi, nul ne ressent le besoin de revenir en arrière.
D’adaptation ou de transition, l’emploi va se pérenniser…dans les années à venir. Boostés par l’allongement de la vie, on va développer l’activité. Alors, certes à 60 ans on sera sémillant et souriant, mais on bossera encore. J’ai vu un reportage aux USA où en raison du système de retraite, on voit des petits papis qui tiennent les pompes à essence. Vous imaginez dans 25 ans, quand le débat présidentiel portera sur l’enjeu de la retraite à … 83 ans pour stimuler la croissance. Baroin qui n’aura pas pris une ride sera candidat pour la deuxième fois.
Pour ce qui touche à la vie privée, crise ou pas crise, les adolescents s’apprêtent à tirer leur révérence. On risque de devenir grands-parents, statut hautement enviable, même s’il marque un peu.
Quelle que soit notre situation par ailleurs, on sait à cet âge où on va et comment.
Aussi, je le répète, j’arrive enfin à l’âge où je n’ai plus besoin de tout remettre en cause, mais où il est simplement question de … vivre bien et je ne laisserai personne m’en empêcher.
Philippe Bonargent
philippe@resolutions-coaching.com
A 50 ans, on a cet avantage de non seulement savoir ce que l’on ne veut pas, mais aussi, d’avoir bien avancé dans la réflexion du « ce que l’on veut » ou du « ce qui est bon pour nous ». Et puis, on n’a plus rien à prouver, on peut plus librement se louper et donc prendre des risques.
C’est l’âge où Marie, ex Présidente pour l’Europe d’un organisme de crédit américain débarquée vers l’âge fatidique, me confiait : « tu sais – Marie a rapidement rejoint un autre organisme financier – je ne cessais de répéter et passais pour une vieille râleuse, que l’immobilier est cyclique et ne peut être haussier en permanence. Depuis la crise du mois d’août, tout le monde revient prendre mon avis, mes cheveux teints rassurent »
Aussi, je me sens totalement décalé avec la sinistrose ambiante autour de la quinquagénie qui mêlerait une forme de déchéance sociale par le travail à une énième crise familiale liée cette fois au départ des enfants - et à un énième démon de midi. Ainsi à 40 ans on serait dans la force de l’âge. Les jeunes retraités de 60 ans seraient sémillants. Mais entre les deux, on aurait droit à la pitié ou à l’opprobre générale. Ca peut intéresser les sociologues, pas les intéressés. Le vrai problème qui se pose à nous actuellement, c’est l’emploi.
Une alternative :
On travaille pour une des rares entreprises où les ressources humaines, conscientes de l’enjeu, des évolutions législatives et de l’inversion de la pyramide des âges anticipent en créant des liens intergénérationnels solides permettant à chacun de trouver sa place. Ces entreprises sont peut-être encore minoritaires, mais la réelle nécessité de travailler plus âgé va généraliser la démarche.
Pendant le temps d’adaptation, un certain nombre connaîtra des difficultés. On peut prendre les devants. J’ai personnellement opté pour cette solution il y a quatre ans et je ne le regrette pas. Par mon métier, je rencontre pas mal de « quinquas » qui créent leur entreprise ou deviennent consultants et cherchent à se faire épauler dans les domaines que leur propre expertise ne couvre pas (le commercial en général). La plupart arrivent au même constat : à condition d’avoir un toit et six mois à un an de trésorerie (ça rassure et permet de rester indépendant) « …je vis aujourd’hui une vie où les seules contraintes que je rencontre sont celles que j’accepte ou m’impose moi-même. Je choisis ». Ca ne s’improvise pas, pour bien le vivre, mais une fois le pas franchi, nul ne ressent le besoin de revenir en arrière.
D’adaptation ou de transition, l’emploi va se pérenniser…dans les années à venir. Boostés par l’allongement de la vie, on va développer l’activité. Alors, certes à 60 ans on sera sémillant et souriant, mais on bossera encore. J’ai vu un reportage aux USA où en raison du système de retraite, on voit des petits papis qui tiennent les pompes à essence. Vous imaginez dans 25 ans, quand le débat présidentiel portera sur l’enjeu de la retraite à … 83 ans pour stimuler la croissance. Baroin qui n’aura pas pris une ride sera candidat pour la deuxième fois.
Pour ce qui touche à la vie privée, crise ou pas crise, les adolescents s’apprêtent à tirer leur révérence. On risque de devenir grands-parents, statut hautement enviable, même s’il marque un peu.
Quelle que soit notre situation par ailleurs, on sait à cet âge où on va et comment.
Aussi, je le répète, j’arrive enfin à l’âge où je n’ai plus besoin de tout remettre en cause, mais où il est simplement question de … vivre bien et je ne laisserai personne m’en empêcher.
Philippe Bonargent
philippe@resolutions-coaching.com
mardi 20 novembre 2007
Chronique Lettre de l'Assurance 14/11/07
Mardi 30 octobre : « Washoe née en 1965 dans l'Ouest de l'Afrique est morte le 30 octobre 2007 aux Etats-Unis. C'était une femelle chimpanzée qui vécut à l’Institut de la Communication du Chimpanzé et de l’Humain (Chimpanzee and Human Communication Institute – CHCI) de l’Université Centrale de Washington, à Ellensburg, État de Washington. Washoe a été le premier primate non-humain à acquérir un langage humain (la langue des signes américaines), lors d’un projet de recherche très controversé sur l’acquisition du langage par l’animal. Le nom de Washoe provient du comté de Washoe, au Nevada, où elle fut élevée dès son 10eme mois par Allen et Beatrix Gardner.
En 1967, les Gardner développèrent le projet d’enseigner à Washoe le langage des signes américain (ASL) à l’Université du Nevada, à Reno. Des essais antérieurs consistant à apprendre à des chimpanzés des langues vocales (comme les projets de Gua et de Viki) avaient échoué. Les époux Gardner ont donc basé leur approche sur l’idée que les projets antérieurs avaient échoué du fait du sous-développement de l’appareil vocal des chimpanzés et non pas parce que ces animaux étaient fondamentalement incapables d’apprendre un langage (comme de nombreux biologistes de l’évolution et linguistes le proclamaient alors). Les Gardner ont choisi la langue des signes comme fondement de leur étude parce qu’ils avaient remarqué que les chimpanzés utilisaient spontanément les gestes pour communiquer entre eux…
Comme les chimpanzés des études antérieures, Washoe a été élevée dans un environnement riche de langue (et, dans son cas, riche de langage des signes) afin de recréer au maximum l’univers d’un petit enfant humain.
Washoe utilisait environ 130 signes qui formaient son "lexigramme". » Extrait de Wikipédia. J’ai eu beau rechercher, je n’ai trouvé nulle part trace des dernières paroles de Washoe. C’eût pu être éclairant.
Mercredi 31 octobre : je reçois ma nième victime du syndrome de l’imposteur. « Je viens d’être promu, je l’attendais depuis longtemps. J’ai un peu peur d’être considéré comme parachuté et je ne me sens pas à la hauteur ». Il s’ensuit, soit une rapide amélioration « finalement on m’a nommé là parce que je le vaux bien, après une période d’adaptation, j’ai pu trouver ma dimension » soit une détérioration plus ou moins lente, tournant à l’obsession, mobilisant tous les n+1, n et n -1 et conduisant au départ ou au placard.
J’y consacre ce commentaire parce que le phénomène est de plus en plus fréquent. Ce syndrome procède d’une dévalorisation. On l’a appelé « de l’imposteur » car le nouveau promu a l’impression d’avoir volé la place d’un autre. Il vit dans l’angoisse d’être démasqué et surcompense en travaillant beaucoup – on n’a rien à me reprocher, se sent terne, ne participe plus activement aux réunions –peur de se faire remarquer… beau gâchis en réalité.
Dans un cap difficile, le rôle du coach consiste à accompagner son(a) client(e) ici et maintenant. Mais il n’est pas inintéressant de s’inquiéter des causes et notamment de celles qui ne tiennent pas à la personne elle-même, mais à un contexte forgé par des accumulations de croyances.
Tout d’abord, l’esprit challenge, on dit rarement à quelqu’un que sa promotion est le résultat de l’observation de son travail par ses pairs et la volonté de l’entreprise de mieux l’utiliser. Non, en général, on parle d’un nouveau challenge et, sans préciser de délai, on ajoute « que tu vas transformer ». And so what ? Et maintenant, débrouille-toi avec ça. La tendance est à la mise en danger, on croit que ça accroît les capacités du sujet que de se sentir en permanence sous pression. Fort heureusement, les services ressources humaines réfléchissent à l’intérêt bien mêlé des salariés et de l’entreprise et organisent l’accueil d’un salarié ou cadre à son nouveau poste.
Ensuite et c’est là que s’opère la liaison avec Washoe : l’influence de l’ami Peter, auteur du principe éponyme. En effet, Washoe a fait carrière – si je puis dire, à l’Université Centrale de Washington. Lawrence J. Peter fut Docteur en Education de l’Université de l’Etat de Washington. L’une ouvrit des perspectives, l’autre les borna. On a tous en tête, comme un réflexe bien ancré ce principe de Peter : « Tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence. », immédiatement suivi du corollaire de Peter : « Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. »
Ledit principe consacre une vision hiérarchiste de l’organisation d’une société. Par exemple, lorsqu’il explique qu’untel était excellent professeur, mais est devenu un piètre chef de service (métier de professeur + l’aspect paperasserie), on sous-entend qu’il n’y ait qu’une seule façon de progresser, une hiérarchie unique. Or aujourd’hui on est à même de choisir sa carrière et son évolution. Par exemple, dans le cas du professeur, lui proposer une spécialisation dans son domaine de recherche aurait été plus judicieux que lui imposer une évolution inadaptée.
Ainsi, ce principe s’est érigé en plafond psychologique qui, contrairement à Washoe, nous incite à limiter notre créativité. Son succès en France pourrait être lié aux origines gauloises d’une bonne partie d’entre nous qui n’avons toujours pas réglé les comptes avec l’immensité des cieux.
Alors qu’on se le dise une bonne fois ! :
- une promotion c’est bon signe
- ceux qui l’ont décidée en ont en principe pesé l’intérêt pour l’entreprise
- le changement qu’elle génère est surtout l’occasion pour vous de disposer de meilleurs
En 1967, les Gardner développèrent le projet d’enseigner à Washoe le langage des signes américain (ASL) à l’Université du Nevada, à Reno. Des essais antérieurs consistant à apprendre à des chimpanzés des langues vocales (comme les projets de Gua et de Viki) avaient échoué. Les époux Gardner ont donc basé leur approche sur l’idée que les projets antérieurs avaient échoué du fait du sous-développement de l’appareil vocal des chimpanzés et non pas parce que ces animaux étaient fondamentalement incapables d’apprendre un langage (comme de nombreux biologistes de l’évolution et linguistes le proclamaient alors). Les Gardner ont choisi la langue des signes comme fondement de leur étude parce qu’ils avaient remarqué que les chimpanzés utilisaient spontanément les gestes pour communiquer entre eux…
Comme les chimpanzés des études antérieures, Washoe a été élevée dans un environnement riche de langue (et, dans son cas, riche de langage des signes) afin de recréer au maximum l’univers d’un petit enfant humain.
Washoe utilisait environ 130 signes qui formaient son "lexigramme". » Extrait de Wikipédia. J’ai eu beau rechercher, je n’ai trouvé nulle part trace des dernières paroles de Washoe. C’eût pu être éclairant.
Mercredi 31 octobre : je reçois ma nième victime du syndrome de l’imposteur. « Je viens d’être promu, je l’attendais depuis longtemps. J’ai un peu peur d’être considéré comme parachuté et je ne me sens pas à la hauteur ». Il s’ensuit, soit une rapide amélioration « finalement on m’a nommé là parce que je le vaux bien, après une période d’adaptation, j’ai pu trouver ma dimension » soit une détérioration plus ou moins lente, tournant à l’obsession, mobilisant tous les n+1, n et n -1 et conduisant au départ ou au placard.
J’y consacre ce commentaire parce que le phénomène est de plus en plus fréquent. Ce syndrome procède d’une dévalorisation. On l’a appelé « de l’imposteur » car le nouveau promu a l’impression d’avoir volé la place d’un autre. Il vit dans l’angoisse d’être démasqué et surcompense en travaillant beaucoup – on n’a rien à me reprocher, se sent terne, ne participe plus activement aux réunions –peur de se faire remarquer… beau gâchis en réalité.
Dans un cap difficile, le rôle du coach consiste à accompagner son(a) client(e) ici et maintenant. Mais il n’est pas inintéressant de s’inquiéter des causes et notamment de celles qui ne tiennent pas à la personne elle-même, mais à un contexte forgé par des accumulations de croyances.
Tout d’abord, l’esprit challenge, on dit rarement à quelqu’un que sa promotion est le résultat de l’observation de son travail par ses pairs et la volonté de l’entreprise de mieux l’utiliser. Non, en général, on parle d’un nouveau challenge et, sans préciser de délai, on ajoute « que tu vas transformer ». And so what ? Et maintenant, débrouille-toi avec ça. La tendance est à la mise en danger, on croit que ça accroît les capacités du sujet que de se sentir en permanence sous pression. Fort heureusement, les services ressources humaines réfléchissent à l’intérêt bien mêlé des salariés et de l’entreprise et organisent l’accueil d’un salarié ou cadre à son nouveau poste.
Ensuite et c’est là que s’opère la liaison avec Washoe : l’influence de l’ami Peter, auteur du principe éponyme. En effet, Washoe a fait carrière – si je puis dire, à l’Université Centrale de Washington. Lawrence J. Peter fut Docteur en Education de l’Université de l’Etat de Washington. L’une ouvrit des perspectives, l’autre les borna. On a tous en tête, comme un réflexe bien ancré ce principe de Peter : « Tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence. », immédiatement suivi du corollaire de Peter : « Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. »
Ledit principe consacre une vision hiérarchiste de l’organisation d’une société. Par exemple, lorsqu’il explique qu’untel était excellent professeur, mais est devenu un piètre chef de service (métier de professeur + l’aspect paperasserie), on sous-entend qu’il n’y ait qu’une seule façon de progresser, une hiérarchie unique. Or aujourd’hui on est à même de choisir sa carrière et son évolution. Par exemple, dans le cas du professeur, lui proposer une spécialisation dans son domaine de recherche aurait été plus judicieux que lui imposer une évolution inadaptée.
Ainsi, ce principe s’est érigé en plafond psychologique qui, contrairement à Washoe, nous incite à limiter notre créativité. Son succès en France pourrait être lié aux origines gauloises d’une bonne partie d’entre nous qui n’avons toujours pas réglé les comptes avec l’immensité des cieux.
Alors qu’on se le dise une bonne fois ! :
- une promotion c’est bon signe
- ceux qui l’ont décidée en ont en principe pesé l’intérêt pour l’entreprise
- le changement qu’elle génère est surtout l’occasion pour vous de disposer de meilleurs
moyens
- dès que vous ressentez les signes avant-coureurs (je ne suis pas digne, capable, à la hauteur … de ce poste), parlez-en : à ceux qui vous ont nommé(e) si vous vous sentez libre avec eux, à votre entourage, à un professionnel avant que votre comportement ou votre communication ne s’affaiblissent et que vous vous sentiez atteint(e) par ce syndrome qui n’existe pas, mais qui emprisonne, puis condamne.
- dès que vous ressentez les signes avant-coureurs (je ne suis pas digne, capable, à la hauteur … de ce poste), parlez-en : à ceux qui vous ont nommé(e) si vous vous sentez libre avec eux, à votre entourage, à un professionnel avant que votre comportement ou votre communication ne s’affaiblissent et que vous vous sentiez atteint(e) par ce syndrome qui n’existe pas, mais qui emprisonne, puis condamne.
mercredi 24 octobre 2007
Chronique Lettre de l'Assurance 24/10/07
Lundi 15 octobre : Le vélo et surtout son héraut moderne, le vélib’ est un progrès réel par rapport à la voiture. La Ford T au moment de sa sortie était un progrès réel par rapport au vélo.
En Chine, en ce moment, on progresse. Si les chinois adoptent nos vues sur l’évolution de la planète, un milliard trois cent millions d’individus vont devoir se faire ceinture de la voiture, précisément au moment où à force de générations sacrifiées ils ont les moyens de s’en offrir. Au vu du succès du contrôle de la natalité (500 millions de petits chinois en 1966) on peut penser que les « autorités » ont du travail sur la planche.
Pourtant un optimisme béat s’affiche sur mon visage lorsque je constate qu’à une moindre échelle – Paris dépasse à peine les deux millions d’habitants – on a terrassé les crottes de chiens. Je reconnais volontiers que ces sacs en plastique sont fort disgracieux et que la connaissance que nous avons de leur contenu n’anoblit pas l’image de la créature qui cherche désespérément une poubelle publique transparente. Ainsi, la semaine dernière, dans ma rue, un homme la trentaine râle en passant à côté d’une jeune femme, laquelle attendait que son petit chien se soit libéré dans le caniveau. Et le monsieur de lui reprocher de ne pas ramasser. Il est clair pourtant que l’animal n’avait pas fini, et la dame faisait des efforts puisqu’elle brandit au nez de l’impudent le fameux sac plastique partiellement rempli, avant de le traiter de … merdeux. Une fulgurance !! L’effort est d’autant plus méritoire qu’il est efficace. On peut maintenant, à Paris, marcher la tête haute.
Alors certes, les « autorités » chinoises ont du pain sur la planche, mais une saine observation du modèle français leur permettrait le prochain bond en avant.
Mardi 16 octobre : vous recevez sans doute ces mails récurrents et assommants vous rappelant, que vous soyez femme ou homme, que votre sexualité défaille et que votre anatomie pourrait être plus impressionnante. Dans la série, il y a aussi ces veuves ou orphelines d’un homme d’affaires, parfois indélicat, qui demandent votre aide très estimée pour sortir le magot moyennant un confortable pourcentage. Et bien, la semaine dernière, c’est Mademoiselle … Kone MAWA qui sollicitait mon aide.
Mercredi 17 octobre : 2 sondages au sujet de la grève programmée du lendemain. D’après le CSA 54 % des français sont pour. En revanche, 55 % des mêmes français la trouvent injustifiée selon BVA. Précision : ces sondages étaient publiés respectivement par Libération et Le Figaro.
Le même jour : la presse annonce le remplacement de Jean-Michel Charpin à la tête de l’INSEE par Jean-Philippe Cotis. En cause une inimitié politique alimentée par les polémiques sur la fiabilité des chiffres du chômage au sens du BIT et du pouvoir d’achat, en pleine campagne présidentielle.
Semaine du 15 octobre : Jean-François Roubaud, président de la CGPME se déclare abasourdi par les révélations de la presse sur la cagnotte constituée par l’UIMM afin de fluidifier les relations avec les syndicats. Abasourdi, il semble être le seul. Les vingt dernières années nous ont suffisamment prouvé qu’en matière de financement d’institutions, réalité et fiction se télescopent avec légèreté ou parfois lourdeur. Mais c’est son rôle et si en France aujourd’hui quelqu’un doit être abasourdi, c’est lui !
Paradoxe : Fermons les yeux – si je puis dire. Les entreprises dépendant de l’UIMM cotisent. L’UIMM met de côté son bas de laine. D’après la presse et le prédécesseur de Denis Gautier-Savagnac, elle le redistribuerait aux syndicats pour fluidifier (liquéfier, lubrifier ou plutôt, en ce moment, liquider) leurs relations. Il serait alors cocasse que d’une façon ou d’une autre cet argent serve à financer des grèves dans d’autres secteurs professionnels.
Jeudi 18 octobre : les cadres avec lesquels je travaille ressentent souvent le syndrome de l’imposteur : « J’ai fait tout ce que j’ai pu pour avoir ce poste, mais je ne m’y sens pas à l’aise » J’ai lu sur Marianne la semaine dernière un article sur les vrais imposteurs. Vous vous souvenez peut-être de ce cri d’alarme de la rentrée : « désastre sanitaire aux Antilles » qui auraient abusé d’un insecticide toxique dans les années 2000. Une fois la pression médiatique retombée, on a bien retrouvé des traces de cet insecticide dans des prélèvements sanguins, mais à des taux 10 fois inférieurs aux taux de toxicité. Il semblerait, toujours d’après Marianne, que cette opération ait essentiellement visé à vendre une étude privée qui avait déjà été réalisée de façon plus complète et plus vaste par l’INSERM.
Pour réagir contre les vrais imposteurs, mangez des bananes et des ananas.
Vendredi 19 octobre : malaise. Thomas Hugues et Laurence Ferrari annoncent – le lendemain de l’Elysée – leur propre divorce. Le titre de Libération est particulièrement affligeant: « Laurence Ferrari et Thomas Hugues divorcent eux aussi ». Ce « eux aussi » veut-il dire : « il ne manquait plus qu’eux ! » ou « au point où on en est ! » ou « non mais, ça ne va pas ? ». En tout cas, un jour après, le « eux aussi » ne s’est pas retrouvé dans le traitement médiatique. Quelques communiqués, pas un article, pas une photo avec les enfants, dans le jardin. A tel point qu’on a l’impression qu’il s’agit d’un canular ou … qu’ils auraient calculé une date qui permette que l’annonce ne soit pas couverte par les médias. Mais ça supposerait qu’ils aient eu, pas mal de temps à l’avance, de bons tuyaux sur une possible diversion.
Philippe Bonargent – Coach d’entreprise
philippe@resolutions-coaching.com
En Chine, en ce moment, on progresse. Si les chinois adoptent nos vues sur l’évolution de la planète, un milliard trois cent millions d’individus vont devoir se faire ceinture de la voiture, précisément au moment où à force de générations sacrifiées ils ont les moyens de s’en offrir. Au vu du succès du contrôle de la natalité (500 millions de petits chinois en 1966) on peut penser que les « autorités » ont du travail sur la planche.
Pourtant un optimisme béat s’affiche sur mon visage lorsque je constate qu’à une moindre échelle – Paris dépasse à peine les deux millions d’habitants – on a terrassé les crottes de chiens. Je reconnais volontiers que ces sacs en plastique sont fort disgracieux et que la connaissance que nous avons de leur contenu n’anoblit pas l’image de la créature qui cherche désespérément une poubelle publique transparente. Ainsi, la semaine dernière, dans ma rue, un homme la trentaine râle en passant à côté d’une jeune femme, laquelle attendait que son petit chien se soit libéré dans le caniveau. Et le monsieur de lui reprocher de ne pas ramasser. Il est clair pourtant que l’animal n’avait pas fini, et la dame faisait des efforts puisqu’elle brandit au nez de l’impudent le fameux sac plastique partiellement rempli, avant de le traiter de … merdeux. Une fulgurance !! L’effort est d’autant plus méritoire qu’il est efficace. On peut maintenant, à Paris, marcher la tête haute.
Alors certes, les « autorités » chinoises ont du pain sur la planche, mais une saine observation du modèle français leur permettrait le prochain bond en avant.
Mardi 16 octobre : vous recevez sans doute ces mails récurrents et assommants vous rappelant, que vous soyez femme ou homme, que votre sexualité défaille et que votre anatomie pourrait être plus impressionnante. Dans la série, il y a aussi ces veuves ou orphelines d’un homme d’affaires, parfois indélicat, qui demandent votre aide très estimée pour sortir le magot moyennant un confortable pourcentage. Et bien, la semaine dernière, c’est Mademoiselle … Kone MAWA qui sollicitait mon aide.
Mercredi 17 octobre : 2 sondages au sujet de la grève programmée du lendemain. D’après le CSA 54 % des français sont pour. En revanche, 55 % des mêmes français la trouvent injustifiée selon BVA. Précision : ces sondages étaient publiés respectivement par Libération et Le Figaro.
Le même jour : la presse annonce le remplacement de Jean-Michel Charpin à la tête de l’INSEE par Jean-Philippe Cotis. En cause une inimitié politique alimentée par les polémiques sur la fiabilité des chiffres du chômage au sens du BIT et du pouvoir d’achat, en pleine campagne présidentielle.
Semaine du 15 octobre : Jean-François Roubaud, président de la CGPME se déclare abasourdi par les révélations de la presse sur la cagnotte constituée par l’UIMM afin de fluidifier les relations avec les syndicats. Abasourdi, il semble être le seul. Les vingt dernières années nous ont suffisamment prouvé qu’en matière de financement d’institutions, réalité et fiction se télescopent avec légèreté ou parfois lourdeur. Mais c’est son rôle et si en France aujourd’hui quelqu’un doit être abasourdi, c’est lui !
Paradoxe : Fermons les yeux – si je puis dire. Les entreprises dépendant de l’UIMM cotisent. L’UIMM met de côté son bas de laine. D’après la presse et le prédécesseur de Denis Gautier-Savagnac, elle le redistribuerait aux syndicats pour fluidifier (liquéfier, lubrifier ou plutôt, en ce moment, liquider) leurs relations. Il serait alors cocasse que d’une façon ou d’une autre cet argent serve à financer des grèves dans d’autres secteurs professionnels.
Jeudi 18 octobre : les cadres avec lesquels je travaille ressentent souvent le syndrome de l’imposteur : « J’ai fait tout ce que j’ai pu pour avoir ce poste, mais je ne m’y sens pas à l’aise » J’ai lu sur Marianne la semaine dernière un article sur les vrais imposteurs. Vous vous souvenez peut-être de ce cri d’alarme de la rentrée : « désastre sanitaire aux Antilles » qui auraient abusé d’un insecticide toxique dans les années 2000. Une fois la pression médiatique retombée, on a bien retrouvé des traces de cet insecticide dans des prélèvements sanguins, mais à des taux 10 fois inférieurs aux taux de toxicité. Il semblerait, toujours d’après Marianne, que cette opération ait essentiellement visé à vendre une étude privée qui avait déjà été réalisée de façon plus complète et plus vaste par l’INSERM.
Pour réagir contre les vrais imposteurs, mangez des bananes et des ananas.
Vendredi 19 octobre : malaise. Thomas Hugues et Laurence Ferrari annoncent – le lendemain de l’Elysée – leur propre divorce. Le titre de Libération est particulièrement affligeant: « Laurence Ferrari et Thomas Hugues divorcent eux aussi ». Ce « eux aussi » veut-il dire : « il ne manquait plus qu’eux ! » ou « au point où on en est ! » ou « non mais, ça ne va pas ? ». En tout cas, un jour après, le « eux aussi » ne s’est pas retrouvé dans le traitement médiatique. Quelques communiqués, pas un article, pas une photo avec les enfants, dans le jardin. A tel point qu’on a l’impression qu’il s’agit d’un canular ou … qu’ils auraient calculé une date qui permette que l’annonce ne soit pas couverte par les médias. Mais ça supposerait qu’ils aient eu, pas mal de temps à l’avance, de bons tuyaux sur une possible diversion.
Philippe Bonargent – Coach d’entreprise
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