lundi 21 mars 2011

MAIS QUE FAIT LE CHEF ?

Carrefour d'Alesia à Paris, un jeudi en fin d'après-midi. Le trafic est totalement bloqué. On pourrait reprocher aux voitures de s'engager imprudemment sur le centre, ajoutant leur obole au désordre ambiant. J'ai écrit "on pourrait" parce qu'en fait, les voitures y sont invitées par .... la police. En effet, tout est bloqué et pourtant, la police est là !

A l'abri dans un bus, je ne peux qu'observer depuis une certaine hauteur ce qui se passe. Et tout d'abord, de jeunes policières et policiers, stressés. Ils obéissent aux ordres en laissant passer des voitures qui ne passeront pas. Le bruit des klaxons, les cris des piétons qui n'osent pas traverser ou dénoncent les deux roues qui circulent sur le trottoir, tous les acteurs sont excités face à une situation qui n'a pas lieu d'être.

Fermez les yeux et mettez vous à la place des intervenants: des ordres inopérants, plus de stress à chaque fois, des cris, l'impression mêlée de sa propre responsabilité et de son impuissance. J'en connais beaucoup qui auraient balancé leur casquette sur le sol et seraient allés voir ailleurs. Au contraire, stressés et malheureux, ils sont en poste et y restent. Leurs regards convergent vers la rue d'Alésia. Il y a là une fourgonnette de la police, leur chef peut-être (le PC). J'essaie d'y distinguer les gens, l'un d'eux est au téléphone. Il semble aussi désireux de communiquer avec ses troupes qu'un garçon de café de se précipiter vers un client qui le hèle pour se plaindre de la lenteur du repas.

Amateur de musique classique, je connais le regard apaisé des musiciens vers le chef d'orchestre qui leur donne le rythme. Ou étonné lorsque les choses ne vont pas comme ils l'entendraient. Auquel cas, les regards se font nombreux et tentent de retrouver une harmonie même ténue.

Carrefour d'Alésia, l'harmonie n'est pas ténue, il n'y a pas d'harmonie et les regards se perdent, chaque policier montrant à ses collègues et... au public, son désarroi. A tel point que deux petits jeunes ordonnent en même temps au bus 38 qui longe l'avenue du Général Leclerc et au 62, rue d'Alésia d'avancer, avec ce sifflement impératif et incontournable qui semble célébrer la confiance retrouvée. Heureusement que les chauffeurs respectifs l'ont vu venir et ont de bons réflexes:  leurs véhicules se sont arrêtés à 5 cm l'un de l'autre, alors que nos pandores -tous deux placés du mauvais côté - continuent de leur intimer l'ordre d'avancer. Le besoin d'être obéi l'emportant sur le bon sens, les policiers tempêtent jusqu'au moment où ils sont placés devant l'évidence: obéir à leurs ordres conduit à l'accident. Leur regard se porte alors désespérément vers leur protecteur, chef, patron, boss qui s'obstine à regarder son téléphone et mimer les gestes qui sauvent en essayant de réguler la circulation là où il n'y en a pas.

Je ne suis pas expert en carrefourologie, mais j'ai constaté, habitant à proximité, que le carrefour d'Alésia est souvent embouteillé et soumis à des convois prioritaires: chefs d'Etat en visite à paris qui transitent par Orly, prisonniers de Fleury ou Fresnes qui viennent pour une audience, argent de la Banque de France, très sérieusement encadré, le tout un soir de grand départ... en général, une policière ou un policier à chaque rue du carrefour - il en faut six - un chef dynamique et chacun régule son trafic.

Manifestement, ce jeudi soir, le chef manquait de métier, de pêche ou de charisme et ses équipiers faisaient ce qu'ils pouvaient ... individuellement. Une équipe, c'est bigrement puissant, encore faut-il maîtriser et libérer cette puissance. Alors, un conseil, si je puis me permettre, pour les chefs:
1- comprenez qu'en toute circonstance, vous serez appelés à prendre des décisions et donner le tempo. Aussi, même si vous ne savez pas quoi faire: restez au contact de vos collaborateurs, les bonnes décisions viendront toutes seules et le métier reviendra du moment que les regards se croisent.....
2- à défaut, la puissance de votre équipe à régler une situation se retournera contre elle (mais que fait la police ?!?) car, en l'occurrence, le niveau moyen d'énervement est monté et s'est retourné contre les représentants de l'ordre impuissants à le faire respecter (de toute façon, quand il y a des flics, c'est le bordel !)

Mais qui suis-je pour apporter des conseils ? "circulez, il n'y a rien à voir..."

jeudi 17 mars 2011

Une pause dans le temps ...

Des hommes courageux laissent leur vie, d'autres vont la laisser aussi. Depuis quelques jours, les infos me semblent tronçonnées en deux.

Celles du Japon laissent entendre l'émotion des journalistes, de certains experts et surtout des témoins joints sur place, l'un nous parle de son beau-père qui a envoyé un mail d'adieu, une femme arrivée à Roissy pleure pour sa famille restée là-bas, mais est elle-même rentrée pour son fils, tel autre, un français a eu honte de fermer son restaurant, tel autre encore qui est resté coincé sur place...

L'attitude des japonais, la solidarité internationale, la peur et la tristesse que beaucoup d'entre nous ressentons concourent à ce que .... le reste passe, le reste glisse: les élections cantonales, les rattrapages politiciens, le médiator, même la baisse du prix du baril pourtant soudain, l'horreur ressort .... personnifiée par Mouammar Kadhafi et sa colère vengeresse.

samedi 5 mars 2011

Ils ne s'aiment pas ....

Le procureur Courroye et la juge Prévost-Despretz
Christine Ockrent et Alain de Pouzilhac
Lilianne Bettencourt et sa fille
Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin
François Pinault et Bernard Arnault
Vincent Bolloré et Martin Bouygues
Elie et Dieudonné
Laurence Parisot et Denis Gautier-Sauvagnac
John Galliano et Christian Dior
Marc Olivier Fogiel et Thierry Ardisson
Pastis et Ricard
Son ex femme et Tiger Woods
Nicolas Sarkozy et Jean-François Copé
Eva Longoria et Tony Parker
Pepsi et Coca
Roberto Alagna et Angela Gheorghiu
Laure Manaudou et Philippe Lucas
Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac
Zinedine Zidane et Marco Materazzi
Johny Halliday et le Dr Delajoux
Ben Ali et les tunisiens
Anémone et les Bronzés
Les frères Gibert
Jean Marie Le Pen et les arabes en général
Louis XVI et les français pendant un temps
Napoléon Bonaparte et les anglais pour toujours
Eric Zemmour et la quasi totalité des invités de Ruquier
Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie
Laurent Ruquier et Jean Luc Lemoine
Moubarak et les égyptiens
Jean-François Copé et Xavier Bertrand
Les Capulet et les Montaigu
Jean-Noel Guérini et Arnaud Montebourde
Patrick Ollier et Eva Joly
L'OM et le PSG
Zorro et les méchants
Khadafi et les libyens
Ma patronne et la standardiste
Les énarques et les non-énarques
François Hollande et Ségolène Royal
Ségolène Royal et Luc Besson
La France d'en haut et la France d'en bas
Nicolas Sarkozy et les juges
Christian Blanc et son directeur de cabinet fumeur de cigares
L'artiste et son oeuvre inachevée
Valéry Giscard d'Estaing et Jacques Chirac
Johny Halliday et Jean Claude Camus
Isabelle Adjani et Isabelle Huppert
Les porteurs de slip et les amateurs de caleçons
Les chanteurs à belles villas avec piscine et le public qui télécharge
Gérard Depardieu et Juliette Binoche
Les salariés de Goodyear qui votent une baisse de salaires et leurs patrons qui réclament plus aussitôt
Philippe Bouvard et Marc Olivier Fogiel
Les exMolex et leurs patrons fuyards
Nicolas Sarkozy et Patrick Devedjian
Didier lombard et les salariés survivants de France Télécom
Carlos Ghosn et les salariés survivants de Renault
Les bretons et les normands
Les habitants de la rive droite et ceux de la rive gauche
Les bridgeurs et les beloteurs
La mer et la montagne
L'amer et le sucré
Sainte Rita et Saint Glinglin
Mahmoud Ahmadinejad et tout le monde
Madame de Fontenay et Endemol
J'aurais bien ajouté mon chat et mon poisson rouge, mais je viens de voir passer mon chat qui a déclaré aimer le poisson en se léchant les babines.